18 - La Lune...
LA LUNE
Le 18 est le nombre de la contemplation. Si le 18 réussit à se brancher sur sa richesse intérieure, à son étoile, à son jardin d’Éden, il va se sentir dégagé et il pourra ainsi resplendir de toutes les facettes de son être : il atteint alors à la révélation de son moi intérieur par la créativité. Cependant, cette méditation est peut aussi être dangereuse pour lui, car dans ce regard vers l’intérieur il se peut qu’il ne rencontre que le vide et qu’il s’y perde. C’est pourquoi il est aussi important que le 18 ait des certitudes sur lesquelles s’appuyer, il aura ainsi l’impression de se raccrocher, car la réalité lui échappe et il n’en voit que le reflet transformé par son imagination tourmentée.
Chez le 18 on retrouve ses peurs, ses angoisses : c’est de loin le nombre le plus fragile avec son nœud de douleur que l’on perçoit chez lui. Le 18 est un nombre d’eaux. Comme un noyé, il s’accroche à tout dans son désespoir intérieur. Toute sa vie, le 18 cherchera une présence maternelle à une source qui peut être symbolisée par l’utérusQuand on parle de ce retour, on fait allusion à la représentation des valeurs maternelles : le nid, le sein, la nourriture la sécurité. C’est de cela dont le 18 a besoin de se nourrir, c’est un besoin de tendresse sécurisante qu’il éprouve.
Le 18 est souvent sans défense et il n’aime pas qu’on lui fasse mal, le nid familial est le seul élément qui le calme et le rattache à la réalité. Dans la société moderne où la famille se déstructuralise, le 18 est une victime, car pour lui ce nid familial est primordial. Si dans les faits il n’existe plus, il cherchera à le recréer avec des amis, ou dans son environnement proche.
Là où il se retrouve, le 18 cherchera à recréer une ambiance familiale. Il est un être d’intérieur, il va développer des habitudes et des manies. Pour le 18, des gestes répétés sont des gestes connus et sécurisants. Il est routinier. Il aime être en terrain familier pour être sûr que rien ne peut lui arriver.
Une autre des contradictions du 18, c’est qu’il peut à la fois aimer et craindre la même chose en même temps : il en a peur, mais il y aspire. Il aime la nuit, mais elle l’oppresse. Il aime rester éveillé dans une nuit étoilée, il y est dans son élément, cependant il craindra le sommeil de la nuit, car dans sa peur de s’abandonner, là où il ne contrôle plus rien, il appréhende de retomber dans des rêves fantastiques et dans ses cauchemars permanents.
Le 18 a peur de son ombre. Ses angoisses deviennent quelquefois intolérables. La peur est tellement puissante chez lui, que lorsqu’elle se déclenche, il en est paralysé. Il est conscient qu’il a un problème qu’il n’arrive pas à résoudre; il aura alors tendance à fuir. Et souvent dans sa fuite il utilisera un subterfuge qui va lui permettre de ne plus penser à ses angoisses. C’est ainsi que l’alcool apparaît dans sa vie. Dans son alcoolisme, le 18 ne tombera pas par terre : chez lui, boire devient une habitude. Il boit pour boire et lorsqu’il boit il se sent mieux, et ses douleurs s’estompent.
Le 18 ressent un besoin permanent de se confier, en tentant de se décharger de son nœud de douleur. Il a tendance à chercher une chaleur, une demeure, un nid, un endroit où il pourra se plaindre. Mais personne ne peut rien pour lui. C’est son propre combat et personne ne peut se battre à sa place.
La créativité du 18 est extraordinaire : pour lui, le seul vrai monde qui existe est le monde de l’irrationnel. Il est dans l’imagination et la création pure, et si cette aptitude débouche vers un art où le 18 pourra s’exprimer, là est son salut. Dans le cas contraire, son équilibre mental pourrait être menacé par une introspection destructrice.
Pauline Drouin
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