Un jeune homme dit: Parle-nous de l'amitié.
Il répondit:
Votre ami est vos aspirations comblées.
Il est le champ que vous ensemencez avec amour et moissonnez avec gratitude.
Il est votre table, votre foyer.
Lorsque ma mère, vivant avec moi à l'époque, nous a quittés, il y a de cela cinq ans, il m'a fallu vider la maison.
J'essayais, tant bien que mal avec une grande peine au cœur, de faire le tri de tout ce qui lui avait appartenu. Il y avait un je ne sais quoi d'irréel dans cette tâche que j'accomplissais alors que la réalité était tout autre. Je n'arrivais pas à réaliser qu'elle avait disparu de mon monde extérieur, ce monde d'illusion pour retourner vers sa véritable source.
Je la cherchais partout quand tout à coup, j'aperçus, perchée sur le coin du bureau de sa chambre, ce frêle cactus qui ne tenait pour ainsi dire que sur une tige à peine. Mon premier réflexe fut qu'il fallait le jeter, mais un petit quelque chose en moi m'en empêchait! Je ne savais pas à ce moment-là pourquoi j'avais tant de scrupules à jeter ce que nous pourrions nommer une vulgaire plante sans apparence et dépourvue de beauté!!! Je devrais dire une beauté que je ne lui connaissais pas encore et que je ne savais pas voir!
Un texte écrit par Janette Bertrand et qui a paru dans le magazine : enfants Québec en 2003. Puisse ce texte nous sensibiliser à la solitude non seulement de nos parents âgés, mais aussi à tous ceux qui vivent une solitude dans le silence de leur cœur.
Aussi je dédie ce texte à mon neveu Christian, atteint de schizophrénie et qui est placé en institution.
Pour toi mon Cricri que j'affectionne particulièrement et qui a une grande place dans mon cœur. Pour tous ceux aussi qui te ressemblent à travers le monde, pour ceux que l'on délaisse, pour ceux que l'on oublie...... pour que l'on fasse une place, une toute petite place dans nos vies à tous les Christian de la terre.
Fais-moi une place...
Fais-moi une place, ma fille, une toute petite place, à ta table.
Ça ne te coûtera pas cher,
je ne mange presque plus!
Et je te jure que je vais laisser
Ton mari sacrer autant qu'il veut!
Je peux même rire de ses farces;
Je vais faire comme si c'était la première fois que je les entendais.
S'il se met à chicaner contre le gouvernement, l'Hydro, le Bell, les fonctionnaires, je ne dirai rien. Je te le jure. Puisque tu l'aimes, il doit bien avoir des qualités.
Aujourd'hui, j'aimerais vous emmener sur le chemin de la réflexion sur un sujet très essentiel : la nature de l'esprit
Et je commencerai par une jolie histoire, tirée du Livre tibétain de la vie et de la mort de Sogyal Rinpoché.
C'est l'histoire d'une vieille grenouille qui avait passé sa vie entière dans un puits humide et froid. Un jour, une grenouille qui venait de la mer lui rendit visite.
Être là devant une page blanche sans savoir comment la remplir de mots intelligents et crédibles, mais avec le vouloir d'y déverser des paroles vraies qui veulent dire quelque chose.
Ne pas dire pour dire, mais dire en étant vrai, en étant soi.
Dire avec son cœur pas juste avec sa tête.
Laisser le cœur guider la main afin de faire naître un langage qui inspire la recherche du beau, de la vérité et de l'authenticité.
Vivre est une aventure passionnante, une aventure qui demande un éveil toujours en croissance. La vie est puissante et toujours nous invite vers le dépassement de soi.
En cette nouvelle année qui débute à peine, je formule un souhait pour mon âme. D'abord et surtout, la paix intérieure.
Quand j'écoute les infos et constate toutes ces guerres, tous ces conflits dans le monde, toutes ces pertes de vies humaines, c'est là que le mot Paix prend toute sa signification!
Quand aurons-nous la paix! Cette paix sur la terre aux hommes de bonne volonté!
Dernièrement, j'ai ressenti une peine profonde dans mon cœur et ma chair qui concernait des êtres que j'aime profondément.
Je savais qu'il me fallait continuer de marcher droit devant moi, ne trouvant aucun soulagement à cette douleur, logée au plus profond de moi. Alors, je me suis tournée vers la prière afin de recevoir un peu de lumière et cette lumière est venue d'un courriel reçu par internet sous forme d'une histoire.
Être, le chemin vers l'éveil spirituel.
Être simplement dans le moment présent, ressentir la joie de voir le jour qui se pointe à l'horizon, être témoin du soleil qui se lève, être dans chaque seconde de vie dans sa totalité.
Avez-vous remarqué combien nous sommes, soit dans le passé soit dans le futur constamment? Rarement nous nous maintenons dans le moment présent.
Si j'aborde ce sujet, c'est que j'ai mis la main sur un livre `` Le pouvoir du moment présent `` de Eckhart Tollé.
Après sept mois de soins quotidiens que je lui ai prodigués,
L’homme aux yeux bleus s'en est allé tranquillement vers d'autres cieux, vers une terre nouvelle.
Ma mission auprès de lui est terminée.
Je me suis mise à la lecture de l'histoire du Petit Prince de Saint-Exupery.
S'il te plait, apprivoise-moi demande le renard au Petit Prince.
Qu'est-ce que signifie apprivoiser questionna le Petit Prince?
Cela signifie créer des liens répondus le renard...
Être assise sur ma galerie à Saint-Laurent-du-fleuve alors qu'il fait soleil, avec un coin de ciel grisâtre car l'orage approche au loin, avec le souper qui est au four et se prépare tranquillement, en écoutant de la musique qui, de mes fenêtres ouvertes parvient jusqu'à moi, en dégustant une bière froide, je suis heureuse. Je goûte ces moments présents et je jouis de la vie. De cette vie belle et merveilleuse. Autour de moi, toute cette belle nature qui s'épanouit et s'offre à moi. Le fleuve, surtout, ces bateaux qui défilent à l'occasion, ces arbres majestueux et magnifiques, le vent qui souffle et fait valser leurs feuilles telle une danse endiablée, comme tout cela est beau et touchant. Dieu que notre terre est belle...
Il a les yeux bleus. Il se nomme Gilles. Je m'occupe de lui depuis six mois. Il vit avec sa femme Gervaise. Il a trois grands enfants: Julie, Charles et Natalie. Les médecins ont diagnostiqué chez lui une démence vasculaire frontale. Il ne prononce aucun mot mais ses yeux parlent et n'expriment aucune démence. Pendant que je lui prodigue les soins, ses yeux me regardent sans cesse, intensément. Cela est parfois déstabilisant. Ce qui me touche chez lui c'est ce regard intense qui exprime tout le poids d'une vie, une vie d'homme avec tout ce qu'elle contient de valeurs humaines. Une vie d'homme avec son baluchon d'expériences de vie qu'il porte sur son dos comme le seul bagage de toute son existence terrestre.
Voici que le chemin qui marche s'est arrêté pour moi à Saint-Laurent du Fleuve, petite localité de Contrecoeur à 20 kilomètres de Verchères. Je vous avais dit dans ma dernière chronique que je devais quitter le presbytère de Verchères car il était vendu. J'attendais avec confiance et fébrilité ou la vie me conduirait. Et bien, la vie m'a déniché un autre oasis, plus petit mais combien coquet, toujours près du fleuve. Je ne pouvais me résigner à quitter mon fleuve mais je pense que lui aussi ne semblait pas vouloir me laisser partir.
C'est un privilège pour moi d'écrire sur le site de ma soeur Muriel que j'admire pour son travail et sa ténacité à promouvoir le bien.
Il y a trois ans, je vivais à Longueuil avec ma mère et je travaillais au C.L.S.C. de Longueuil-est. C'est à cette époque que maman nous a quittés après un parcours de vie de 88 ans. Étant dans l'obligation de vendre sa maison, je me suis retrouvée sans logis. Ayant partagé sa vie durant huit belles années,je me trouvai, je vous l'avoue, désemparée, ne sachant trop ou aller. J'ai fait confiance à la vie et la vie s'est chargée de me conduire à Verchères, au bord du fleuve...